Le blog d’une thésarde en fin de thèse ou comment oublier sa cuisine ?

Tout d’abord, merci à tous ceux qui prennent un peu de temps pour m’encourager: merci à vos cartes postales - pas toujours faciles à lire ;-) , à vos messages sur ce blog, à vos mails…

La brasse coulée se poursuit, et comme je n’ai pas vraiment le temps de donner des nouvelles au monde extérieur voici de quoi répondre aux interrogations de ceux qui se demandent ce que je deviens. J’ai fini la rédaction symbolique du corps du texte - maintenant, il faut tout reprendre, affiner, rendre la démonstration plus efficace… Cette dernière étape est à peu près faite pour la première partie (trois chapitres) que j’envoie illico à ma directrice. Je dois encore pas mal faire grossir de l’intérieur la deuxième partie (quelqu’un a une bonne marque de levure ?) et je peaufine la démonstration de la troisième. L’introduction pointe le bout de son nez… Bref, tout irait bien si tout ne devait pas être fini pour le 1er septembre, c’est-à-dire dans une semaine.

escalator

Pour la cuisine, vous vous en doutez, rien de nouveau. J’ai même beaucoup de mal à occuper la cuisine: pas la force, pas le courage, pas d’idées… et pas faim! Je suis en phase un peu anorexique, comme dans les grands moments de rush et d’épuisement. Mais rassurez-vous, le moral est là, les pom-pom girls et boys me soutiennent efficacement, notamment à la BnF!

Bon, j’espère vous retrouver vite! Je n’oublie pas que je vous dois la suite du feuilleton BnF et j’ai hâte de vous proposer de nouvelles recettes.

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Mais pourquoi ne publie-t-elle pas de nouvelles recettes?

Je le sais, vous vous posez tous cette lancinante question ! Pourquoi ? Parce que je passe mes journées entre quatre murs de livres et que je ne rentre que fort tard le soir, vidée, claquée, pour m’effondrer sur le canapé pendant que mon cobaye s’affaire en cuisine. Tous les jours, sauf le samedi et le dimanche où je dors, je dors, je dors…

La prof est en vacances, mais pas la chercheuse, pas la thésarde qui s’est mis le couteau sous la gorge (si cela ne me fait pas devenir végétarienne!) en affirmant, pleine de naïveté à sa directrice, par un beau matin de mai ou de juin (ch’ai pus trop, ai perdu mes neurones): “je soutiens cette année avant les qualif’”. Ce qui, une fois traduit, donne: “ma pov’ fille, t’es complètement inconsciente…”. Ce qui, une fois retraduit, ce résume par: il faut soutenir avant le 10 décembre, donc rendre la thèse à la mi-septembre, donc l’avoir rédigée grosso modo au 1er septembre, donc rédiger 300 pages en deux mois, plus les annexes, l’intro, la conclusion, la biblio, les relectures… et la recherche qui n’est pas encore tout à fait finie (pas tout-à-fait, hein?)… Les doigts dans le nez!

Je passe donc mon été à la BnF. La BnF, c’est simple: c’est l’endroit le plus compliqué du monde. C’est l’endroit qui ne respecte pas les règles qui régissent le monde, comme la géométrie euclydienne du type “le plus court chemin d’un point à un autre est la ligne droite”. Et non! A la BnF, cela ne marche pas comme cela…

Je vous présente.

Sur le parvis, pour accéder à l’entrée, Tour des Lettres, de nombreux obstacles se dressent sur le chemin du pauvre chercheur, chargé comme un baudet de son ordinateur, de son déjeuner et de ses quelques notes. Distance multipliée par deux. Nous voici à la Tour des lettres. Ah, non, encore tout une rampe à descendre. Mécanique à l’origine, la rampe est désormais recouverte d’un long tapis de feutre, qui a la fâcheuse habitude de se transformer en éponge dès qu’il pleut. Génial pour qui porte des chaussure de filles ! Au fait, je suis une fille…

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Premier sas, premiers degrés en moins: un gentil gardien vous attend, vous s’assurer que vous ne transportez aucun objet interdit dans votre sac. Non, non, il ne s’agit pas de bombes, couteaux à crans d’arrêt ou autres ustensiles du même acabit. Non, ce sont les hachoirs qui sont particulièrement visés, depuis qu’une note de service a appelé, l’an dernier, les gardiens à bien surveiller le contenu des sacs car un chercheur a été surpris avec un hachoir dans les rayonnages!

Je passe ensuite au vestiaire, pour troquer mon sac à dos de lycéenne contre une sympathique valise transparente, qui sera désormais perchée sur mon épaule. Bien encombrant, bien instable, idéal quand il faut pousser et tirer les portes de la bibliothèque (cf. prochain billet). Encore faut-il les atteindre…

sas1

Descente aux enfers… La suite, au prochain épisode !

Et pour survivre à la bibliothèque, une petite recette - quand même… pompée sur la recette de cookies de Cléa, sachant que je n’ai jamais réussi à en faire des cookies. Mais dans un moule à mini-tartelettes, c’est très bon !

gâteaux chocolat blanc et pistaches

Petits gâteaux au chocolat blanc et aux pistaches promis à Vlada et finalement mangés par Trung :

  • 60g de farine T 80
  • 45g de flocons d’avoine
  • 50g de sucre complet (ça, c’est le top, cela donne un petit goût épicé assez exceptionnel !)
  • 2 cuillers à soupe de miel de forêt
  • 3 bonnes poignées de pistaches non salées (et décortiqués, si , si !)
  • 10 carrés de chocolat blanc
  • 70g de beurre
  • 25 mL de lait
  • 1/2 cuiller à café de levure

Mélangez tous les ingrédients en ajoutant en dernier le chocolat blanc coupé en petits morceaux. Remplissez le moule en silicone (taille de mini-tartelettes) Enfournez dans le four préchauffé à 180°C.

D’expérience, c’est meilleur froid - mais cela se laisse très bien manger chaud, croyez-moi !

Photos prises à la BnF. Si même les photos sont prises à la BnF, cela devient n’importe quoi !

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Un jour pas comme les autres…

Je suis de retour ! Je sais bien que vous n’étiez pas au courant de mon départ, mais bon… Et où étais-je? Qu’ai-je fait ? Léo en a fait un petit compte-rendu (enfin, dans la première partie de son billet, pas le défilé militaire, nous sommes d’accord) : vous saurez ainsi ce que j’entendais, cette année, lorsque j’évoquais des préparatifs à gérer…

Pour la cuisine, c’est quand je pourrai : je dois finir ma thèse cet été et je passe mes journées à la Bibliothèque nationale, à rédiger frénétiquement des pages et des pages. Mais j’espère ne pas vous abandonner trop longtemps.

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Fan(es) de carottes !

Je poursuis sur ma lancée “Rien ne se perd, tout se cuisine!”. A l’occasion d’un pique-nique très professionnel (les présents le confirmeront) au jardin du Luxembourg, j’ai tenté une nouvelle expérience afin de goûter ces petites choses que l’on écarte régulièrement en cuisinant et qui finissent malheureusement à la poubelle. Après les verts de poireaux, j’ai testé… les fanes de carottes!

Pour l’occasion, j’ai mixé les fanes avec un fromage de chèvre frais pour obtenir une crème à dipper à l’aide de bâtonnets de… carottes, bien sûr! Autre possibilité, testée le lendemain avec les restes: on peut intégrer la crème à des pommes de terres sautées, en fin de cuisson. Petit goût chlorophyllé et légèrement amer pas mauvais du tout!

Crème fan de carottes :

  • 200g de chèvre frais
  • les fanes de 6 belles carottes
  • 1 cuiller à soupe d’huile d’olive

Détachez les fanes de carottes de la tige principale et mixez-les avec 200g de fromage de chèvre frais et 1 cuiller à soupe d’huile d’olive. C’est prêt, et c’est meilleur préparé la veille !

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J’aime les pizze !

A force de courir dans tous les sens, je n’ai plus le temps de mettre à jour ce blog… Alors, je vous résume: j’ai corrigé un monceau de copies en six jours (pas de panique, les prochaines arrivent bientôt), poursuivi mes dossiers de recherche d’emploi pour l’an prochain (ah ! les dossiers d’ATER, un vrai poème…), participé à une journée d’étude sur mon imprimeur lyonnais préféré, fabriqué, timbré et envoyé des faire-part, assuré une permanence de remise des copies et… reçu de jolis cadeaux de quelques étudiants! ça, je ne m’y attendais pas et cela m’a beaucoup touchée. Ils vont me manquer… Ah ! je prépare également d’arrache-pied le concert de mardi 17 (auquel vous êtes tous cordialement invités, église Saint-Germain-des-prés, 20h30)… Et je rédige ma thèse, mais là, c’est comme d’habitude…

Alors vous vous en doutez, je n’ai pas toujours la tête à faire de la grande cuisine et le temps incertain me donnent envie de plats bien réconfortants. Dans cette dernière catégorie entre la pizza maison. Et celle de ce soir était, au dire de mon cobaye, l’une des meilleures des nombreuses pizze que je lui fais ingurgité dans mes phases d’épuisement.

Quel est mon secret ? Tout d’abord, une bonne pâte maison, dont la recette a été subtilement copiée sur le blog de Claire. J’ai utilisé de la farine T 80, cela change vraiment le goût. Pour la sauce tomate, comme ce n’est pas la saison, j’emploie de la purée de tomates du commerce. Et là, j’en ai découvert une succulente au magasin bio, vendue dans une bouteille de verre et en provenance d’Italie (hélas, de l’importation… pas très écolo, je l’admets). Cela change vraiment tout : pure tomate savoureuse, sans adjonction de quoi que ce soit, même de sel. Et la dernière petite touche, également découverte lors de mon dernier passage au bio: les courgettes séchées marinées à l’huile (oui, bon, également en provenance d’Italie), achetées pour agrémenter mes boîtes de repas à la BnF (Claire, c’est quand tu veux…). Bah c’est bien bon !

pizza sauvée de la gourmandise de Sophie

Pizza de l’executive woman qui a besoin d’être réconfortée

Pour deux pizze (j’suis sno-ob !)

pour la pâte:

  • un petit verre d’eau tiède
  • 2 cuillers à café de sucre
  • 2 cuillers à soupe d’huile d’olive
  • 250 g de farine T 80 (parce que c’est bien meilleur comme cela !)
  • 1 cuiller à café de levure fraîche de boulanger

pour la garniture:

  • purée de tomate divine dont je vous ai parlé
  • origan
  • comté rapé
  • brousse
  • cubes de jambon vendéen bien épais
  • rondelles de courgettes séchées
  • olives noires

Dans un saladier, battez à la fourchette l’eau tiède, l’huile, le sucre, la levure. Ajoutez la farine et formez une belle boule de pâte souple. Couvrez et laissez reposer une bonne heure.

Faites votre pain en attendant, lisez vos mails, prenez une bonne douche… Faites-vous plaisir, quoi !

Quand votre pâte a bien monté et pris ses aises dans le saladier, faites-lui violence: divisez-là en deux et étalez votre pâte. Répartissez un peu de purée de tomate que vous aurez élégamment origanée. Parsemez de comté rapé et de brousse et disposez des olives noires. Enfournez (à four très chaud - surtout ne me demandez pas le thermostat !). Quand votre pizza est cuite ajoutez les cubes de jambon et les rondelles de courgettes.

Préservez votre plat du regard concupiscent de Sophie et régalez-vous !

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Le Rubicon

Non, je ne fais pas du saut à la perche au-dessus d’un filet d’eau; je ne patauge pas plus dans le même filet d’eau, telle César (de toute façon, c’est plutôt un ras-de-marée de copies en ce moment). Mon Rubicon, depuis un an c’est la machine à pain.

L’an dernier, j’ai fait mon premier pain, grâce à Anne. Il s’agissait d’un pain sans pétrissage car je n’ai pas beaucoup de robots ménagers et autres ustensiles perfectionnés. Et puis je suis un peu fainéante, de sorte que le pétrissage m’avait toujours rebutée jusqu’à ce que je tombe sur cette merveilleuse recette. Depuis, j’en fais toutes les semaines, mon cobaye s’y est mis et, moi qui ne mangeais pas vraiment de pain auparavant, je m’y suis résignée avec plaisir, réintégrant la race des “mangeurs de pains” tant contée par Homère…

Dans le même temps où je faisais mes premiers pains, l’un de mes lecteurs - semble-t-il assidu - (et ami!), me proposa une machine à pain qui dormait au fond d’un placard. Enthousiaste (malgré les difficultés de mon homme qui tenait bien à me rappeler que nous n’avions pas tant de place que cela dans notre petit appartement parisien), j’acceptais. Sauf que… la machine était allemande et sans mode d’emploi.

Je suis velléitaire… J’ai donc longuement contemplé la machine, je l’ai rangée, regardée de temps en temps en me disant que j’étais ridicule et qu’il faudrait bien que je l’exploite. Il faut dire que c’était la première machine à pain que je rencontrais et elle n’était pas bien bavarde (il faut dire aussi que mon allemand est sacrément rouillé et qu’elle n’avait pas fait “français première langue” à l’école). Et puis aujourd’hui, je me suis dit qu’il serait temps que je dépasse mes insuffisances. Je suis donc retournée chez Anne, et j’ai bavé devant le longue liste de recettes de pain qu’elle propose. J’ai commencé doucement, avec un pain à l’ancienne tout simple.

Pas folle, j’ai également cherché le mode d’emploi de la machine sur internet. Je n’ai pas trouvé celui du modèle précis et je me suis contentée du mode d’emploi d’une machine de la même marque. Je me suis dit qu’on devait mettre les ingrédients dans le même ordre. Et puis, toujours pas folle (quoique…), j’ai fait cuire mon pain dans mon four habituel. Je n’ai employé la machine que pour les premières étapes. Chaque chose en son temps! D’autant que le pain carré, bof! Ce sera pour les matins où je voudrai du pain chaud au réveil…

Zut, ma levure de boulanger déshydratée est périmée depuis longtemps!

pain à l'ancienne

Pain à l’ancienne d’Anne :

  • 185g de farine T 55 (Anne donne T 65)
  • 40g de semoule fine
  • 150 mL d’eau tiède
  • 3/4 de cuiller à café de levure de boulanger déshydratée (oups!!! j’ai mal lu, j’en ai mis 3/4 de sachet… en même temps, comme elle est périmée, cela ne montera pas de toute façon… Je me demande ce que cela va donner au niveau du goût…)
  • je n’ai pas mis le sel mais c’est une question de goût. Pour les gens normalement constitués, 1/2 cuiller à café de sel

Mettez tous les ingrédients dans le bon ordre et dans la machine (vous avez vu mon beau zeugme ? - je révise pour corriger les rattrapages des 1res années qui ne vont pas tarder…). Choisissez le programme “Teig” en appuyant sur la touche “Wahl” (oui, bon, le programme “pâte”, quoi!). Laissez travailler la machine.

Battez-vous avec le pâton qui colle pour ôter le gaz, formez une boule, laissez reposer 5 minutes puis étirez et déposez dans une caissette à cuisson (cela tombe bien, il m’en reste une du dernier pain acheté chez le boulanger, en bois blanc). Laissez lever à nouveau 30 minutes et enfournez à four chaud (il paraît que c’est 250°C - mais vous savez que mon four n’a ni indication de température, ni thermostat…) pendant 15 minutes puis à 210°C (tu parles, comme si je pouvais le mesurer!) pendant un quart d’heure.

Laissez refroidir sur une grille.

Euh… Il a plutôt une bonne tête (je vous mets vite la photo), mais je n’ai pas encore goûté…

Mise à jour un peu tardive du 19 mai 2008 : il était bon !

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Les Saisons

Bon, le coup de blues du précédent billet s’est un peu atténué, j’en ai fini avec les copies sur lesquelles j’ai pesté, grogné, griffonné des dessins débiles pour marquer mes joies (petit bonhomme qui saute) ou mes colères (tête de mort par exemple - mais pas seulement!).

Pour les Parisiennes et les Parisiens, j’en profite pour annoncer la tenue d’un concert: le Choeur de Chambre de la Cité, dont je fais partie, chantera les Saisons de Haydn à l’église Saint-Germain-des-Prés. Je compte donc sur vous, mes très nombreux lecteurs (oui, toi qui cherches la recette du pain sans pétrissage! et toi, en quête d’une idée de menu pou ta pendaison de crémaillère! et encore toi, qui t’es fourvoyé ici, en quête d’un commentaire tout prêt du poème de Ronsard “Mignonne allons voir si la rose…”) pour réserver votre mardi 17 juin 2008 au soir afin de nous écouter.

Les solistes sont Noriko Urata, Jacky Cunha et Matthieu Léocrat. Nous serons accompagnés par l’orchestre lyrique de Paris et notre chef de choeur est ma merveilleuse - et déjantée (et c’est un compliment chez moi) Anne-Marie Liénard.

Pour ceux qui achètent leurs places avant le 5 juin, le prix des places est de 10, 15 et 21 euros (selon les catégories). Après cette date, il faudra compter 13, 18 et 25 euros. Renseignements et commandes au numéro suivant: 01 42 72 79 93 (et laissez un message en cas d’absence!). Vous pouvez également me laisser un commentaire si vous souhaitez que je vous envoie le bon de commande.

Bon, j’essaie de vous mettre l’affiche en pdf, mais cela ne marche pas des masses. J’y travaille!

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Un joyeux bloganniversaire!

Eh oui ! Aujourd’hui, c’est mon bloganniversaire. J’ai entrepris de tenir ce blog il y a un an parce que je croulais sous le travail… et cela n’a pas changé! C’est même pire en fait, mais c’était prévu.

Vendredi, j’ai dit au revoir à mes étudiants. Je les reverrai pour les partiels, mais cela me fait vraiment quelque chose. A la fin de chaque semestre, je suis toute triste de les quitter, mais cette année s’ajoute le fait qu’il y a de très grandes chances que je ne sois plus dans cette fac l’an prochain. Je ne sais pas où j’enseignerai, dans quelles conditions, à quel niveau. Je ne sais même pas si j’aurai un poste (précaire de toute façon) en fac. Les temps sont durs, et les certains liens dans la colonne de droite témoignent de l’inquiétude, voire du désespoir du monde universitaire. Mais je ne suis pas là pour cela.

Je suis là pour fêter dignement mon bloganniversaire, et à cette occasion, je vous présente mes gâteaux secs à la farine de noix. Comme j’ai utilisé de la farine de blé et de la farine de noix en quantités égales, le goût de ces gâteaux est un peu fort. Nous, nous aimons (si j’en crois la chute vertigineuse des stocks à l’heure du goûter), mais vous pouvez doser plus légèrement la farine de noix.

Pour ceux qui ne connaissent pas, la farine de noix est obtenue à partir des tourteaux qui restent après extraction de l’huile sous la meule. Elle n’est pas obtenue directement à partir de noix concassées ou mixées, comme on pourrait le penser.

petits gâteaux à la farine de noix

Gâteaux secs à la farine de noix :

  • 3 oeufs
  • 250g de farine de blé blanche
  • 250g de farine de noix
  • 150g de sucre roux
  • 75g de beurre ramolli

Mélangez tous les ingrédients. Etalez la pâte ainsi obtenue sur 4-5 millimètres et découpez de petites gâteaux aux emporte-pièces. Disposez les gâteaux ainsi obtenus sur une plaque farinée et enfournez à 180°C. Ôtez du four dès qu’ils commencent à roussir sur les bords (le plus tôt possible).

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Gâteau épique

Birgit a récidivé… et moi aussi! Rappelez-vous… L’été dernier, Birgit nous proposait de cuisiner avec les fleurs. Son initiative a connu un succès certain et, profitant de la saison nouvelle (encore en cours de détermination, mais notre équipe scientifique vous tiendra au courant dès que les résultats des analyses seront connus), elle a récemment relancé le défi.

J’ai donc profité du petit jardin de ma petite maison de famille dans une petite station balnéaire de (petite) Charente Maritime durant cette dernière petite semaine passée dans ma petite maison dans une petite station, etc… A notre arrivée, la glycine croulait sous les grappes de fleurs et, après une nécessaire petite vérification sur internet, afin de ne pas nous empoisonner, j’ai saisi mes ciseaux et cueilli quelques grappes. Mal m’en a pris! Imaginez une très chaude soirée d’une journée caniculaire (eh oui, nous en avons eu une…). Imaginez la pauvre Pernette, encore innocente, armée de ses ciseaux, profiter des tous derniers (et rares) rayons du soleil pour faire le plein de victuailles et revenir avec un bol grouillant de bestioles noires à carapaces bien kératinées (le soleil, le soleil…), presque aussi nombreuses que les enfants de Priam… Horreur!

Après un moment de saisissement, j’ai pris mon courage à deux mains, le taureau par les cornes, les bestioles par les pattes… Mais comme ces petites se défendaient bec (en ont-elles véritablement un?) et ongle (ça, c’est pour la kératine!), il m’a fallu changer de stratégie. Me remémorant les plus grandes batailles des plus célèbres généraux grecs et romains, je fomentais une ruse digne d’Ulysse (ndlr: j’ai un peu forcé sur le pineau, cette semaine, vous vous en rendez compte…): Hannibal (qui était carthaginois, comme chacun le sait) avait ses éléphants, j’avais mon eau vinaigrée. Un peu de repos: les bêtes qui le pouvaient, de se réfugier sur des îlots végétaux, prêtes à être cueillies, celles qui ne le pouvaient pas, de trouver une mort cruelle dans la noyade… Une petite inspection dans chaque fleur (oui, chaque) et j’emportai la victoire.

Moralité: A cueillette au grand jour au frais, pas de vilaine bêbête… (ndlr: songer à réduire la dose de pineau la prochaine fois…)

Et tout cela pour quoi? un gâteau aux fleurs de glycine, qui a l’intérêt de proposer une texture assez humide et un parfum léger franchement pas désagréable.

glycine_cake

Glycine-cake :

  • 1 pot de yoghourt
  • 2 pots de farine grise
  • 2 cuillers à soupe de miel au goût assez neutre
  • 1/2 pot d’huile
  • 1 sachet de levure
  • 1 bon bol de fleurs de glycine

Mélangez les ingrédients. Intégrez les glycine en dernier. Versez l’appareil dans un moule à cake (ou dans des moules à muffins) et enfournez à 180°C pour une bonne demi-heure. Le gâteau est cuit quand un couteau, glissé dans la préparation, ressort sec.

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Petite pause entre les cours et les copies…

Vous l’aurez remarqué, j’agrémente bien peu ce blog depuis quelques semaines. Non que je ne cuisine pas. Mais je n’ai absolument pas le temps d’écrire le moindre billet (d’ailleurs, là, je devrais corriger un monceau de copies. Au boulot!). J’ai pourtant fêté mon anniversaire, passé une journée aux fourneaux, mais vous n’en verrez rien: je n’ai même pas eu le temps de prendre la moindre photo avant que une horde d’invités ne se jettent sur les petits fours (bon, j’exagère…).

Mais j’ai quand même de quoi vous faire patienter jusqu’à ma prochaine période de verve culino-bloguesque. J’ai ramené de Charente Maritime il y a un peu moins d’un an de la farine de noisettes et de la farine de noix - qui seront très bientôt périmées. Rien ne sert de stocker, il faut manger à point, me direz-vous. C’est sur cette parole de la sagesse populaire que je me suis décidée à tester ces deux farines. Avant les gâteaux secs, qui ne sauraient tarder (sans plaque de four, c’est bricolage improbable à chaque fournée…), voici de petits gâteaux aux noisettes et à l’orange (variante sur les cakes à l’orange, châtaigne et raisins de Corinthe proposés ci-dessous).

cakes aux noisettes et orange

Cakes aux noisettes et à l’orange:

  • 1 pot de yoghourt
  • 2 oeufs
  • 2 pots de farine T 80
  • 1 pot de farine de noisettes
  • 1 pot de cassonade complète brune
  • 1/2 pot d’huile
  • 4 gouttes d’huile essentielle d’orange douce (pas plus de cinq en tout cas: la sixième, qui s’est éhontément glissée malgré mes précautions, était franchement de trop)
  • 1 sachet de levure (pour les âmes sensibles: cette recette a été réalisée avant le Seder)

Suivez bien les instructions, c’est extrêmement compliqué. Préchauffez le four à 180°C. Mélangez tous les ingrédients afin d’obtenir une pâte lisse. Versez la pâte dans un moule à cake ou dans de petits moules en silicones. Enfournez 20 à 40 minutes selon le four, le moule, l’inclinaison des étoiles par rapport à la lune et le bouquin que vous êtes en train de lire. C’est cuit lorsque la lame d’un couteau introduite au coeur du gâteau ressort sèche, selon les règles de la sagesse culinaire ancestrale.

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